Le Rassemblement en mémoire de la première année du départ de notre défunt ami est prévue pour...
LE 11/04/07
Aller voir la 7ème page pour de plus amples renseignements!
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Emmanuel Herion 19/07/1986 - 17/04/2006 : grande marche en mémoire de Notre Manu
Manu tu nous à quitté. Toi le plus gentil gars que l'on connaisse. Tu as décidé de profiter de la vie et elle t'a été hôtée. Tout ça pour ta télévision et ton ordinateur durement acquise. Tu n'a pas sû profiter de ta jeunesse. Cette envie d'en profiter t'a été fatale. Sauvagement tabassé à mort et enterré dans le fond d'une cour par plusieurs types plus agés que toi. Si innocent et naïf, on ne toublira jamais. tu resteras toujours dans notre coeur. Tant de moments passés avec toi se répeteront plus jamais. Tu vas nous manquer...
Par ce skyblog nous te rendons un dernier hommage pour que ta mort serve d'exemple et que ta mort ne soit pa souillée par les dires de quelques sauvages sanguinaires qui, non content de t'enlever la vie ont décider de salir ton âme si pure. Repose en paix.
voici une vidéo en en son hommage. soyez nombreux à la regarder et metté le plus de comm's
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Première vidéo <
Voici la deuxième vidéo
http://www.zippyvideos.com/8028497785117466/hommage2/
!!!!La marche est enfin définitivment fixé. Nous avons les autorisations. Elle se déroulera le mercredi 17 mai à 14h au départ de la place st lambert. Venez nombreux. Rendez lui ce dernier hommage!!!
Tout le monde l'appelait Manu : le reportage était trop beau et trop bien fait. Merci à Agnèce Leujeune pour son travail. Tu as loupé le reportage ?? Sérieux tu as foiré(e). Vas à la dernière page, tu sauras comment faire pour te rattrappé !
voici un commentaire posté par un des profs de manu. Il est remarquable et c'est pour cela que je le poste en première page. A lui tout seul il dit tou. Soyez nombreux à le lire. Nous remercions celui qui l'à écrit.
Le mercredi 26 avril 2006, nous étions plusieurs professeurs à discuter de l'étrange absence d'Emmanuel Hérion, un élève de 7ème hôtellerie dans notre Institut Sainte-Marie à Seraing. Son absence était d'autant plus étrange à l'école qu'il prévenait toujours dès qu'il avait le moindre retard. Là, cela faisait presque deux semaines sans nouvelle et, par ailleurs, son appartement avait été, semblait-il, vidé, mais sans effraction.
Le lendemain, nous apprenions dans la presse locale qu'il avait été assassiné à coups de barre « en fer » et enterré comme un chien dans l'arrière cour de l'immeuble 55 de la rue Hya à Seraing.
Le journaliste présentait les faits, sans recul, sans conditionnel, sans guillemets, exactement comme l'assassin les présentaient lui-même ! Ce journaliste justifiera son indélicatesse par la suite en disant : « Il a bien avoué son meurtre, donc pourquoi mentirait-il pour le reste ? » Ce qui était relaté dans cet article : « Une bagarre entre deux malfrats qui a mal tourné. » Et il n'y avait pas que cette erreur grave, des « détails » du type : On ne signale pas son âge (cela évite d'émouvoir la population) par contre on signale deux fois l'âge du meurtrier (le pauvre, sa vie est foutue), on laisse à penser qu'il vit chez son père ; mieux, Emmanuel serait tombé dans les escaliers... Serait-ce autant des « détails » avec lesquels ce journaliste espérait « faire passer » cette information discrètement ? Cet article est tellement grossier, qu'au-delà de l'incompétence, j'ai véritablement cru à une man½uvre politique : « Bah, un métis orphelin qui traine dans ce genre d'histoire... Est-ce que sa vie à un véritable prix ? Non, alors, on peut la salir un peu plus... » Mes propos sont durs ; certes, mais la situation l'exige !
Quant à l'issue de ce meurtre, aujourd'hui, beaucoup de personnes s'accordent pour penser qu'il s'agissait d'un vol parfaitement prémédité, voire orchestré !
Pour ma part, j'ai ressenti cet article comme une seconde blessure, comme si on enterrait, mais verbalement cette fois, à nouveau Emmanuel comme un chien !
Ce même matin, professeurs et élèves étions tous étonnés qu'Emmanuel trempe ainsi dans des affaires si obscures, si malsaines. « Pas lui », avons-nous tous dit !
En effet, on imagine mal un élève,
- toujours souriant, aimable, serviable, timide, baissant même la tête humblement dans les couloirs,
- qui le jour avant un braquage, prépare consciencieusement sa qualification de fin d'étude,
- devait aussi être engagé le 1er juillet par le patron du restaurant où il travaillait le soir, (en plus de ses études et, ce, pour s'en sortir),
- qui vit en autonomie parce qu'il n'a plus tous ses parents et cherche vraiment à améliorer sa condition,
- apprécié par son principal professeur de cuisine pour son sérieux.
Oui, nous l'imaginions très mal dans la peau d'un petit malfrat !
Quant à moi, je l'ai connu parce que j'organisais des sessions chant pendant le temps de midi et qu'il faisait partie de ces quelques élèves qui venaient chanter et qui, d'ailleurs, le faisait merveilleusement bien. Difficile de concilier un plaisir aussi simple que celui-ci avec des actions aussi noires que voler, pire « braquer », me semble-t-il...
Bref, il est plus qu'évident, que le meurtrier tente désespérément d'alléger sa peine en culpabilisant le mort qui, bien entendu, ne viendra plus le contredire et il est bien aidé par un très compétent journaliste ! Et, je veux bien être naïf ; mais j'ai quelques difficultés à imaginer qu'on enterre ainsi un jeune homme, seul ! Pour moi, je peux me tromper, mais il y avait des complices ; probablement les mêmes qui ont volé dans l'appartement d'Emmanuel le lendemain du meurtre.
C'est très difficile à supporter d'imaginer qu'un bon petit gars de 19 ans termine sa vie dans des conditions atroces et, qu'en plus, sa réputation soit salie de cette façon.
Hier, un nouvel article dans cette même presse réhabilitait plus ou moins Emmanuel : « Et que de guillemets subitement dans ce nouvel article ! » En tant que professeur de français, je ne peux m'empêcher de constater à quel point la ponctuation est un bel outil de communication ! On apprenait aussi que l'assassin aurait eu des complices pour vider l'appartement, que son témoignage « ne tiendrait aujourd'hui plus la route » : En effet, il prétendait qu'ils avaient, Emmanuel et lui, le projet de faire un casse dans « un grand restaurant de Boncelles » et que, arrivés sur place, l'assassin aurait trouvé des motivations à ne pas le faire, « au grand dam d'Emmanuel », précise le journaliste. Difficile, en effet, pour un futur restaurateur comme Emmanuel, de vouloir faire un casse à 10 kilomètres du lieu du meurtre (soit 20 km aller retour), vu qu'il avait des problèmes à un genou et se déplaçait souvent avec des béquilles... Quand au fait que l'assassin ait travaillé dans un grand restaurant de Boncelles, rien n'est moins improbable, selon certaines de mes sources ! Et ce n'est pas tout, on minimise encore l'action de ou des assassin(s) en signalant dans le dernier article de presse qu'un seul coup de barre « en fer » aurait été asséné ! Pour moi, cela ne minimise en rien ce meurtre, cela me laisse au contraire à penser que ces personnes auraient enterré Emmanuel vivant ! Et là, je n'ose plus rien envisager. Je préfère me taire simplement puisque je serai à jamais dans la supposition.
C'est certain qu'Emmanuel n'aurait jamais dû faire cette rencontre ; mais que celui qui n'a jamais fait de mauvaises rencontres à 19 ans lui lance la première pierre. On peut s'interroger de savoir si on est responsable de sa propre naïveté... Mais, dans tous les cas, cela ne doit pas nous amener à vivre ce genre d'atrocité !
Un assassin pareil, c'est un malade. Et pour juger de la gravité de sa maladie, faut-il que chacun de nous se sente concerné et se mobilise afin que justice soit rendue. Ce drame arrive aussi dans un cadre, avec l'affaire de Joe à Bruxelles, où on commence de plus en plus à s'interroger sur la disproportion invraisemblable qu'il y a entre ce qui amène quelqu'un à tuer un autre et le résultat matériel obtenu ! Aujourd'hui, « le matos devient pathos », a pris une telle ampleur, qu'un MP3 vaut 5 coups de couteau en plein milieu d'une foule, et une chaine hifi avec une télévision et un GSM et quelques vêtements semblent valoir quelques coups de barre en fer dans l'obscurité et un enterrement de chien. Voler, c'est une chose ! Avoir le respect de la personne humaine, c'en est une autre ! On n'est quand même loin des vols de pomme du début du siècle où on crevait de faim ! On n'est loin des Arsène Lupin ou des Robin des bois ! Là, on a des jeunes de 16 à 23 ans qui se considèrent comme des animaux. Donc, une société qui offre nourriture et logement le mieux qu'elle peut, à tout le monde, crée ce type de personnes ? C'est donc que la nourriture et le logement n'est pas ce qui éduque ce monde !
Si cette affaire n'est pas éclaircie, je suis certain que je ne serai pas le seul à me battre pour qu'Emmanuel retrouve sa dignité.
Quant aux jeunes amis d'Emmanuel, j'en appelle à la paix des c½urs. Ne devenez pas les bourreaux que vous pourchassez, d'autres voies sont possibles ! L'humanité nous l'a heureusement prouvé. Ce qui est important, aujourd'hui, c'est qu'Emmanuel repose en paix, nous ne pouvons plus faire demi-tour et notre haine est inutile. Que son souvenir soit un message pour nos c½urs et nos actions futures. Quand on se retourne et qu'on regarde l'humanité, on peut se vanter d'avoir évolué ! Ne redevenons pas les quelques singes agressifs qui nous entourent ! Restons nous-mêmes ! Juste indignés par cette triste et malheureuse histoire tragique et que le silence pèse plus fort sur nous, puisque c'est le cas, que tous les maux et tous les mots de la terre !
Je pense qu'Emmanuel était un exemple pour nous, de serviabilité, de joie de vivre, de simplicité ; alors, posez-vous la question : « A qui voulez-vous ressembler ? A notre ami, à Emmanuel, ou à son - ou ses - bourreaux ? » Je pense qu'une chanson en son souvenir, lui qui aimait la vie, la musique et le chant, serait la plus belle preuve de notre amitié. Si des personnes veulent m'aider à la composer, ils sont les bienvenus!
Nerval.